• Bientôt la Saint Valentin

     

    Pour toujours !

     

    L'espoir divin qu'à deux on parvient à former
    Et qu'à deux on partage,
    L'espoir d'aimer longtemps, d'aimer toujours, d'aimer
    Chaque jour davantage ;

    Le désir éternel, chimérique et touchant,
    Que les amants soupirent,
    A l'instant adorable où, tout en se cherchant,
    Leurs lèvres se respirent ;

    Ce désir décevant, ce cher espoir trompeur,
    Jamais nous n'en parlâmes ;
    Et je souffre de voir que nous en ayons peur,
    Bien qu'il soit dans nos âmes.

    Lorsque je te murmure, amant interrogé,
    Une douce réponse,
    C'est le mot : – Pour toujours ! – sur les lèvres que j'ai,
    Sans que je le prononce ;

    Et bien qu'un cher écho le dise dans ton cœur,
    Ton silence est le même,
    Alors que sur ton sein, me mourant de langueur,
    Je jure que je t'aime.

    Qu'importe le passé ? Qu'importe l'avenir ?
    La chose la meilleure,
    C'est croire que jamais elle ne doit finir,
    L'illusion d'une heure.

    Et quand je te dirai : – Pour toujours ! – ne fais rien
    Qui dissipe ce songe,
    Et que plus tendrement ton baiser sur le mien
    S'appuie et se prolonge !

    François Coppée.
    (1842-1908)

     


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  • Bientôt la Saint Valentin

     

    L'amour

     

    Vous demandez si l'amour rend heureuse ;
    Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
    Ah ! pour un jour d'existence amoureuse,
    Qui ne mourrait ? la vie est dans l'amour.

    Quand je vivais tendre et craintive amante,
    Avec ses feux je peignais ses douleurs :
    Sur son portrait j'ai versé tant de pleurs,
    Que cette image en paraît moins charmante.

    Si le sourire, éclair inattendu,
    Brille parfois au milieu de mes larmes,
    C'était l'amour ; c'était lui, mais sans armes ;
    C'était le ciel... qu'avec lui j'ai perdu.

    Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ;
    Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
    J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
    Demandez-donc s'il donne le bonheur !

    Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être,
    De gré, de force, amour sera le maître ;
    Et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
    Vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.

    Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ;
    Dès qu'il revient, on tremble nuit et jour ;
    Souvent enfin la mort est dans l'amour ;
    Et cependant... oui, l'amour rend heureuse !

     

    Marceline Desbordes-Valmore.

    (1786-1859)


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