• Bon samedi

     

     

    L'amitié

    La véritable amitié est pure.
    Elle ne recherche aucune faveur en retour.
    Elle élève celui qui la donne.
    La véritable amitié est généreuse.
    Elle est plus forte que tous les préjugés.
    Elle anoblit celui qui la donne.

    La véritable amitié est fidèle.
    Elle n’est pas altérée par le temps.
    Elle honore celui qui la donne.

    La véritable amitié est  tenace.
    Elle est faite de loyauté et de franchise.
    Elle grandit celui qui la donne.

    La véritable amitié est magnanime.
    Elle  ne pose aucune condition.
    Elle embellit celui qui la donne.

    La véritable amitié est absolue.
    Elle n’est jamais donnée par miettes.
    Elle fait honneur à celui qui la donne.

    La véritable amitié est spontanée.
    Elle ne fait l’objet d’aucun marchandage.
    Elle récompense celui qui la donne.

    La véritable amitié est sincère.
    Elle ne pose pas de conditions.
    Elle enrichit celui qui la donne.

    Henri de Lacordaire, (1802-1861)

     

     


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  • Muguet porte bonheur

     

    Joli brin de muguet

     

    Dieu laissa tomber de ses doigts
    Une humble perle printanière,
    Toujours blottie au fond des bois,
    Tant elle a peur de la lumière !

    Sous la mousse
    Du rocher
    Tu crois en vain te cacher ;
    Sous la mousse,
    Verte et douce,
    Malgré toi, petit muguet,
    Ton parfum dit ton secret !

    Là, fleurir en paix est ton espoir
    De ta simplicité divine ;
    Il faut te chercher pour te voir,
    Mais sans te voir on te devine.

    Sous la mousse
    Du rocher
    Tu crois en vain te cacher ;
    Sous la mousse,
    Verte et douce,
    Malgré toi, petit muguet,
    Ton parfum dit ton secret !



    Hippolyte-Louis Guérin de Litteau
     
    Recueil : Poésies et mélodies (1856)




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  • Bon week end

     

    A la femme

     

    A la femme, le ciel a presque tout donné
    Même un plus grand cœur pour aimer
    On débute notre vie dans ses bras
    Et l'on souhaite la terminer comme ça

    Oui, c'est plein d'amour une femme
    Même si parfois, trop plein de larmes
    Ses qualités on pourrait les multiplier
    Et dire que son amour est désintéressé

    Sa beauté n'est pas dans sa façon de s'habiller
    Mais dans ses yeux, qui sont la porte d'entrée
    Si le ciel lui a donné toute cette beauté
    Il voulait qu'elle soit toujours belle à regarder

    Du premier coup, il l'avait si bien dessinée
    Qu'il avait décidé de ne plus jamais y toucher
    Toutes les femmes que je connais sont belles
    Elles aiment tout, sauf qu'on ne veuille pas d'elles

    Elles nous charment toujours avec leur sourire
    Si bien que loin d'elles on ne veuille plus partir
    On en a créé au moins une pour chacun de nous
    Ceux qui n'en veulent pas c'est tant mieux pour nous

    On aime une femme, et souvent toute notre vie
    C'est une femme aussi, qui nous avait donné la vie

     

     

    Claude Marcel Breault

     


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  • Bonne journée

     

    Au mois d'avril quand l'an se renouvelle

     

    Au mois d'avril, quand l'an se renouvelle,
    L'aube ne sort si fraîche de la mer :
    Ni hors des flots la déesse d'aimer
    Ne vint à Cypre en sa conque si belle,

    Comme je vis la beauté que j'appelle
    Mon astre saint, au matin s'éveiller,
    Rire le ciel, la terre s'émailler,
    Et les Amours voler à l'entour d'elle.

    Amour, Jeunesse, et les Grâces qui sont
    Filles du ciel lui pendaient sur le front :
    Mais ce qui plus redoubla mon service,

    C'est qu'elle avait un visage sans art.
    La femme laide est belle d'artifice,
    La femme belle est belle sans du fard.

     

    Pierre de Ronsard (1524-1585).


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  • Printemps fleuri

     

    Tube de Valerybyme

     

     

    Le sentier

     

    Il est un sentier creux dans la vallée étroite,
    Qui ne sait trop s'il marche à gauche ou bien à droite.
    — C'est plaisir d'y passer, lorsque Mai sur ses bords,
    Comme un jeune prodigue, égrène ses trésors ;
    L'aubépine fleurit ; les frêles pâquerettes,
    Pour fêter le printemps, ont mis leurs collerettes.
    La pâle violette, en son réduit obscur,
    Timide, essaie au jour son doux regard d'azur,
    Et le gai bouton d'or, lumineuse parcelle,
    Pique le gazon vert de sa jaune étincelle.
    Le muguet, tout joyeux, agite ses grelots,
    Et les sureaux sont blancs de bouquets frais éclos ;
    Les fossés ont des fleurs à remplir vingt corbeilles,
    À rendre riche en miel tout un peuple d'abeilles.
    Sous la haie embaumée un mince filet d'eau
    Jase et fait frissonner le verdoyant rideau
    Du cresson. — Ce sentier, tel qu'il est, moi je l'aime
    Plus que tous les sentiers où se trouvent de même
    Une source, une haie et des fleurs ; car c'est lui,
    Qui, lorsque au ciel laiteux la lune pâle a lui,
    À la brèche du mur, rendez-vous solitaire
    Où l'amour s'embellit des charmes du mystère,
    Sous les grands châtaigniers aux bercements plaintifs,
    Sans les tromper jamais, conduit mes pas furtifs.

     

     

    Théophile Gautier


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