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    Voici le printemps, sur le calendrier et aussi côté météo ! profitons de ce magnifique beau temps


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  • Vivement le printemps


  • Le printemps

     

    Le printemps


    Te voilà, rire du Printemps !
    Les thyrses des lilas fleurissent.
    Les amantes qui te chérissent
    Délivrent leurs cheveux flottants.

    Sous les rayons d’or éclatants
    Les anciens lierres se flétrissent.
    Te voilà, rire du Printemps !
    Les thyrses de lilas fleurissent.

    Couchons-nous au bord des étangs,
    Que nos maux amers se guérissent !
    Mille espoirs fabuleux nourrissent
    Nos coeurs gonflés et palpitants.
    Te voilà, rire du Printemps !

     

     

    Théodore de Banville

    http://www.poetica.fr/poeme-263/theodore-de-banville-printemps/


  • Printemps

     

     

     


  • Printemps fleuri

     

    Tube de Valerybyme

     

     

    Le sentier

     

    Il est un sentier creux dans la vallée étroite,
    Qui ne sait trop s'il marche à gauche ou bien à droite.
    — C'est plaisir d'y passer, lorsque Mai sur ses bords,
    Comme un jeune prodigue, égrène ses trésors ;
    L'aubépine fleurit ; les frêles pâquerettes,
    Pour fêter le printemps, ont mis leurs collerettes.
    La pâle violette, en son réduit obscur,
    Timide, essaie au jour son doux regard d'azur,
    Et le gai bouton d'or, lumineuse parcelle,
    Pique le gazon vert de sa jaune étincelle.
    Le muguet, tout joyeux, agite ses grelots,
    Et les sureaux sont blancs de bouquets frais éclos ;
    Les fossés ont des fleurs à remplir vingt corbeilles,
    À rendre riche en miel tout un peuple d'abeilles.
    Sous la haie embaumée un mince filet d'eau
    Jase et fait frissonner le verdoyant rideau
    Du cresson. — Ce sentier, tel qu'il est, moi je l'aime
    Plus que tous les sentiers où se trouvent de même
    Une source, une haie et des fleurs ; car c'est lui,
    Qui, lorsque au ciel laiteux la lune pâle a lui,
    À la brèche du mur, rendez-vous solitaire
    Où l'amour s'embellit des charmes du mystère,
    Sous les grands châtaigniers aux bercements plaintifs,
    Sans les tromper jamais, conduit mes pas furtifs.

     

     

    Théophile Gautier





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