• Joyeuses Pâques

     

    Bonnes fêtes de Pâques à tout le monde

     


  • Joueuses Pâques

     

    ŒUFS DE PAQUES

    Voici venir Pâques fleuries,
    Et devant les confiseries
    Les petits vagabonds s'arrêtent, envieux.
    Ils lèchent leurs lèvres de rose
    Tout en contemplant quelque chose
    Qui met de la flamme à leurs yeux.


    Leurs regards avides attaquent
    Les magnifiques œufs de Pâques
    Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
    Magnifiques, fermes et lisses,
    Et que regardent en coulisse
    Les poissons d'avril, leurs voisins.


    Les uns sont blancs comme la neige.
    Des copeaux soyeux les protègent.
    Leurs flancs sont faits de sucre. Et l'on voit, à côté,
    D'autres, montrant sur leurs flancs sombres
    De chocolat brillant dans l'ombre,
    De tout petits anges sculptés.


    Les uns sont petits et graciles,
    Il semble qu'il serait facile
    D'en croquer plus d'un à la fois ;
    Et d'autres, prenant bien leurs aises,
    Unis, simples, pansus, obèses,
    S'étalent comme des bourgeois.


    Tous sont noués de faveurs roses.
    On sent que mille bonnes choses
    Logent dans leurs flancs spacieux
    L'estomac et la poche vides,
    Les pauvres petits, l'œil avide,
    Semblent les savourer des yeux.

     

    Marcel Pagnol


  • Joyeuses Pâques

     

    L'oeuf de Pâques est le symbole de l'éclosion d'une vie nouvelle et de la fertilité. 

    La tradition d’offrir des oeufs décorés, teints ou travaillés est bien antérieure au christianisme. 

    L’oeuf est sans doute le plus vieux et le plus universel symbôle de vie et de renaissance notamment et de multiples rituels lui ont été associés depuis la nuit des temps.

    Pour certains, la coutume des oeufs de Pâques se rattacherait à l'établissement du Carême.

    Dès le IVème siècle, l'usage des oeufs pendant la pénitence de quarante jours est interdit par l'Eglise. Une grande quantité d'oeufs se trouvant entassée dans les provisions de ménage, le moyen le plus expéditif de s'en débarrasser était de les donner aux enfants.

    Dès le jeudi saint, les enfants en commençaient la collecte. Ils allaient en bande, précédés des enfants de choeur et ramassaient dans des corbeilles les oeufs qu'on leur donnait.

    Dans le Béarn, cette quête se faisait la veille de Pâques, appelée alors " le samedi des oeufs ". 
    Et le jour de Pâques, tous ces oeufs étaient dégustés en omelette.

    Dès le XIIème siècle, dans de nombreux pays européens, les gens du peuple avaient l'habitude de s'échanger des oeufs tout simples, bénis à l'église, une coutume que les nobles vont vite adopter, mais en s'adressant à des peintres, des orfèvres et des graveurs pour se faire faire des oeufs-joyaux, c'est à dire décorés de peintures délicates, d'émaux ou de pierres précieuses.

    Quant à la surprise contenue dans l'oeuf, c'est une tradition qui remonte au XVIème siècle, et certaines sont même passées à l'histoire tant elles étaient exceptionnelles : c'est le cas de la statuette de Cupidon renfermée dans un énorme oeuf de Pâques offert par Louis XV à Madame du Barry, du brûle-parfum trouvé en 1770 par Catherine II ou encore de la minuscule poulette cachée dans un précieux oeuf conservé à Copenhague dans les collections royales du château de Rosemborg.

    La coutume des oeufs de Pâques n'est certifiée qu'au cours du XVIème siècle à la cour des rois de France.

    Louis XIV faisait bénir solennellement le jour de Pâques de grandes corbeilles d'oeufs dorés qu'ilr emettait en cérémonie à ses proches ; Madame Victoire,fille du roi Louis XV, avait même reçu deux oeufs de Pâques peints et historiés par Lancret et Watteau..... L'on pourrait citer d'autres exemples royaux d'oeufs de Pâques célèbres.....

    Au XVIIème et XVIIIème siècles jusqu'à la révolution qui y mit un terme, " l'oeuf " était l'apanage de la cour et de la noblesse. L'oeuf le plus gros du royaume, pondu pendant la Semaine Sainte, revenait de droit au roi.

    On peut distinguer les oeufs teints que l'on consomme, des oeufs décorés que l'on conserve et que l'on offre à sa famille, à ses amis en témoignage d'amour et d'amitié.

    Et c'est au XVIIIe siècle, en France, qu'on décida de vider un oeuf frais et de le remplir de chocolat. 


  • Bientôt Pâques

     

    ŒUFS DE PAQUES

    Voici venir Pâques fleuries,
    Et devant les confiseries
    Les petits vagabonds s'arrêtent, envieux.
    Ils lèchent leurs lèvres de rose
    Tout en contemplant quelque chose
    Qui met de la flamme à leurs yeux.

    Leurs regards avides attaquent
    Les magnifiques œufs de Pâques
    Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
    Magnifiques, fermes et lisses,
    Et que regardent en coulisse
    Les poissons d'avril, leurs voisins.

    Les uns sont blancs comme la neige.
    Des copeaux soyeux les protègent.
    Leurs flancs sont faits de sucre. Et l'on voit, à côté,
    D'autres, montrant sur leurs flancs sombres
    De chocolat brillant dans l'ombre,
    De tout petits anges sculptés.

    Les uns sont petits et graciles,
    Il semble qu'il serait facile
    D'en croquer plus d'un à la fois ;
    Et d'autres, prenant bien leurs aises,
    Unis, simples, pansus, obèses,
    S'étalent comme des bourgeois.

    Tous sont noués de faveurs roses.
    On sent que mille bonnes choses
    Logent dans leurs flancs spacieux
    L'estomac et la poche vides,
    Les pauvres petits, l'œil avide,
    Semblent les savourer des yeux.

     

     
     
     

  • Bientôt Pâques

     

     LE CONTE DE PÂQUES

     
     L'Île de Pâques est une île enchantée.  Le printemps y règne en permanence.  L'Île est couverte de fleurs qui embaument l'air.  Et sur cette île demeure le Lapin de Pâques. Oui, ce grand lapin blanc au ventre rose qui parle tout comme nous! Il y possède une maison toute fleurie égayée par les chants de ses amis les oiseaux.
     

     Toute l'année le Lapin de Pâques et ses amis les oiseaux sont absorbés par un travail qui les comble: préparer des surprises qu'ils distribuent à Pâques!
     Toutefois, le Lapin de Pâques est songeur.  Ses messagers, les goélands Gontrand et Gustave, rapportent de mauvaises nouvelles des pays tropicaux.  Depuis des mois il y sévit une chaleur torride.  Il ne pleut pas assez.  La sécheresse met en péril les récoltes.  Les plants de cacao et de caroube se meurrent.  Le Lapin de Pâques se demande comment il va faire pour fabriquer les succulentes friandises en chocolat que les enfants aiment tant.
     

     Le temps presse !  Il faut absolument trouver une solution, sinon les enfants passeront une bien triste fête de Pâques!
     Que faire?  Le Lapin de Pâques ne trouve aucune réponse.  Il tourne en rond dans sa belle maison fleurie; il se promène dans son jardin aux coloris chatoyants; il se repose sous un immense tilleul au parfum enivrant, rien n'y fait.
     Il  décide alors de prendre les grands moyens!  Il convoque ses assistants afin de leur faire part de la gravité de la situation.  C'est d'une voix émue qu'il prononce ces paroles:
     -"Mes biens chers amis, l'heure est grave!  Nous ne pourrons pas fabriquer de friandises pour les enfants.  Les récoltes ont échoué.  Nous devons absolument trouver un moyen d'égayer la fête de Pâques.  Mais comment?"
     Cotcot, la poule, Tirloui, l'hirondelle , Mimi, la mésange, Jim, le geai bleu, et Tiwit, le canari se regardent, incrédules!  Quelle nouvelle inattendue!  Bien sûr, Gontrand et Gustave étaient au courant, mais ils s'étaient bien gardés d'en souffler mot aux autres afin de ne pas les inquiéter.  Maintenant, revenus de leur stupeur, tout le monde se met à parler en même temps.
     -"Pas de chocolat!" fit Tirloui
     -"Quelle horreur!" répondit Mimi -"Pauvres enfants!"  lança Jim
     -"Que faire?"  demanda Cotcot
     Tiwit, qui avait pris le temps de réfléchir avant de parler, suggéra:
     -"Pourquoi vous en faire avec la récolte de chocolat?  Bien sûr que les enfants aiment les friandises!  Mais ce qui est important pour eux, c'est de savoir que  vous ne les avez pas oubliés.  Alors je vous propose de leur donner quelque chose de différent!  Nous avons ici beaucoup de matériaux:  du papier, du bois, des roseaux, de la gouache, des perles, des coquillages, des plumes, du plâtre et des moules, bref nous pourrions leur fabriquer des jouets!"
     _"Ah!  ça alors! s'écria le Lapin de Pâques ravi,  mon cher Tiwit, quelle idée géniale!  Oh! La La! je me sens délivré d'un poids énorme!"
     Le Lapin de Pâques frappa dans les mains:
     -"Mes chers amis Tiwit a trouvé la solution!  Mettons-nous à l'ouvrage immédiatement et les enfants auront chacun leur cadeau à temps pour Pâques.  Comme je suis content!" Aussitôt dit, aussitôt fait. Tout notre monde se retrouve à l'atelier.
     

    Tiwit et Mimi s'installent à la table à dessin, Gontrand Gustave  et Cotcot manient outils, colle et ficelle, pendant que Tirloui et Jim s'occupent de la peinture et de la finition.  Le Lapin de Pâques supervise le tout.
     Finalement tout est prêt. Le Lapin de Pâques est heureux.  Les enfants auront de belles surprises pour Pâques.
     

     Le Lapin de Pâques remplit son immense panier avec les jouets fraîchement sortis de son atelier.  Puis, portant joyeusement son panier sur le dos, il va livrer ses cadeaux.  Il fait d'immenses bonds magiques.  Il doit faire vite car il faut que tout soit livré avant l'aube.
     

     Ces chers enfants !  Le Lapin de Pâques est attendri à la pensée de leurs petits paniers sagement déposés au salon sous un arbre fleuri décoré avec amour!  Les enfants comptent sur lui et ils ne seront pas déçus!
     

     À chaque demeure il répète les mêmes gestes.  Avec son bouquet de fleurs enchantées, il frôle la fenêtre du salon et murmure une phrase secrète.  La fenêtre s'ouvre et le Lapin de Pâques va déposer un cadeau dans chacun des petits paniers.  Inlassablement, des centaines de fois, non, des milliers de fois, il pose ces mêmes gestes.   Oui, vraiment, Pâques sera une journée merveilleuse remplie de rires, de chants et de bonheur !

     

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