• Bon mercredi


  • Bon Mercredi

     

    Signification du jaune

     

    Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement.

    Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse.

    Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. Le jaune est le parfait compagnon des marrons, du blanc, du noir et du crème.

    Signification positive : fête, joie, chaleur, ego, puissance, connaissance, amitié

    Signification négative : traîtrise, mensonge, tromperie

    Représentation : boîtes aux lettres, sable, soleil, œuf, fleurs (marguerite)


  • Bon mercredi

     

    Le poète s'en va dans les champs

    Le poète s'en va dans les champs ; il admire,
    Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
    Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
    Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
    Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
    Les petites fleurs d'or, les petites fleurs bleues,
    Prennent, pour l'accueillir agitant leurs bouquets,
    De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
    Et, familièrement, car cela sied aux belles :
    - Tiens ! c'est notre amoureux qui passe ! disent-elles.
    Et, pleins de jour et d'ombre et de confuses voix,
    Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
    Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
    Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
    L'orme au branchage noir, de mousse appesanti,
    Comme les ulémas quand paraît le muphti,
    Lui font de grands saluts et courbent jusqu'à terre
    Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
    Contemplent de son front la sereine lueur,
    Et murmurent tout bas : C'est lui ! c'est le rêveur !

     

    Victor Hugo


  • Bon mercredi

     

    Les sirènes

    Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les îlots, 
    Une harpe d'amour soupirait, infinie ; 
    Les flots voluptueux ruisselaient d'harmonie
    Et des larmes montaient aux yeux des matelots.

    Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les rochers,
    Une haleine de fleurs alanguissait les voiles ;
    Et le ciel reflété dans les flots pleins d'étoiles
    Versait tout son azur en l'âme des nochers,

    Les Sirènes chantaient... Plus tendres à présent,
    Leurs voix d'amour pleuraient des larmes dans la brise,
    Et c'était une extase où le coeur plein se brise,
    Comme un fruit mûr qui s'ouvre au soir d'un jour pesant !

    Vers les lointains, fleuris de jardins vaporeux, 
    Le vaisseau s'en allait, enveloppé de rêves ; 
    Et là-bas - visions - sur l'or pâle des grèves 
    Ondulaient vaguement des torses amoureux.

    Diaphanes blancheurs dans la nuit émergeant, 
    Les Sirènes venaient, lentes, tordant leurs queues 
    Souples, et sous la lune, au long des vagues bleues, 
    Roulaient et déroulaient leurs volutes d'argent.

    Les nacres de leurs chairs sous un liquide émail 
    Chatoyaient, ruisselant de perles cristallines, 
    Et leurs seins nus, cambrant leurs rondeurs opalines, 
    Tendaient lascivement des pointes de corail.

    Leurs bras nus suppliants s'ouvraient, immaculés ;
    Leurs cheveux blonds flottaient, emmêlés d'algues vertes,
    Et, le col renversé, les narines ouvertes,
    Elles offraient le ciel dans leurs yeux étoilés !...

    Des lyres se mouraient dans l'air harmonieux ;
    Suprême, une langueur s'exhalait des calices,
    Et les marins pâmés sentaient, lentes délices,
    Des velours de baisers se poser sur leurs yeux...

    Jusqu'au bout, aux mortels condamnés par le sort,
    Choeur fatal et divin, elles faisaient cortège ; 
    Et, doucement captif entre leurs bras de neige, 
    Le vaisseau descendait, radieux, dans la mort !

    La nuit tiède embaumait...Là-bas, vers les îlots, 
    Une harpe d'amour soupirait, infinie ;
    Et la mer, déroulant ses vagues d'harmonie,
    Étendait son linceul bleu sur les matelots.

    Les Sirènes chantaient... Mais le temps est passé 
    Des beaux trépas cueillis en les Syrtes sereines, 
    Où l'on pouvait mourir aux lèvres des Sirènes,
    Et pour jamais dormir sur son rêve enlacé.


  • Bon mercredi

     

    Dictons du 28 mai 


    Soleil de Saint-Germain, nous promet du bon vin.


    À la Saint-Germain, les jours sont beaux tous les matins.





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